Les micro-influenceurs du Web

Ils seraient capables de nous influencer. Dʹune simple photo, dʹun simple statut ou dʹune histoire sur les réseaux sociaux, les influenceurs seraient les nouvelles bottes secrètes de la publicité et des agences de marketing. En quête de pertinence, de rentabilité, dʹauthenticité, les stratèges numériques sont aussi en quête de micro-influenceurs : une façon de se dédouaner des algorithmes des géants du Net? Lʹidée de « preuve sociale » prend là une toute autre ampleur. J’ai été invité à en parler avec les chroniqueuses Coraline Pauchard et Pauline Seiterle dans l’émission 6h-9h Le Samedi de la RTS La Première en ce samedi matin à 8h30.

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Faut-il taxer Facebook?

A l’occasion d’une intervention au journal de la Radio Suisse Romande, j’ai été amené à m’exprimer sur la motion du Conseil des états invitant le Conseil fédéral à modifier la loi pour exiger de Facebook qu’ils aient une représentation juridique en Suisse pour y assumer leurs responsabilités juridiques. Au delà de mon soutien à cette injonction, je suggérais l’idée d’une taxation répondant aux profits que la plateforme fait en exploitant les données privées des citoyens suisses. Une idée folle?

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Being publicly intimate

Have teenagers lost their privacy on Internet? Is it our duty, as adults, to teach them how to use social networks? The answer is no. In the new article co-written by my colleague Claire Balleys and myself, which has just been accepted for publication in the journal Media, Culture & Society, we show that the model of a « virgin » privacy that should be protected against others’ curiosity is no longer relevant in the context of social networks. Rather, teenagers make a better use of social networks that help themselves in the building of their own intimacy and to value it as much as possible amongst peers.

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– My mother published pictures of herself when she was 15 on Facebook!
– Luckily, she didn’t publish your address!

Qu’est-ce que font les adolescents de leur vie privée? L’étalent-ils systématiquement et naïvement sur Internet pendant que nous, les adultes, nous devrions leur apprendre la tempérance? Dans le nouvel article co-écrit avec ma collègue Claire Balleys qui vient d’être acceptée pour publication par la revue Media, Culture & Society, nous démontrons que le modèle qui oppose une sacro-sainte vie intime déconnectée au voyeurisme des autres une fois qu’elle se connecte n’a aujourd’hui guère plus de sens. Au contraire, nous pouvons constater que les plateformes de réseaux sociaux sont désormais des outils que les adolescents utilisent pour se fabriquer une vie privée autonome et la mettre en valeur.

En danger, la vie privée des ados?

Dans son dernier numéro de 2015, La revue Recherches en sciences sociales sur Internet vient de publier « La mise en scène de la vie privée en ligne par les adolescents », un article coproduit par Claire Balleys et moi-même, et qui traite de la sociabilité des jeunes sur les sites de réseaux sociaux.

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Alors que la majorité des adultes continuent à penser que les adolescents ne prennent pas soin de leur vie privée numérique, nous démontrons le contraire sur la base d’un travail empirique approfondi. En réalité, la gestion de la vie privée occupe une place primordiale dans le processus d’affirmation de leur identité, notamment par la nécessité de montrer qu’ils ont une vie privée, sans pour autant la dévoiler complètement.

Les nouvelles normes de la transparence

Récemment, un magazine divulguait le nom d’un journaliste impliqué dans une affaire de mœurs, justifiant que son hyperactivité sur les réseaux sociaux faisait de lui une personnalité publique. La société numérique détruit-elle les frontières public/privé? Voir mon analyse et celle du juriste Nicolas Capt, spécialiste de la sécurité des nouvelles technologies, dans le journal Le Temps du 13 février 2015.

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Specimen – Homo Numericus

Découvrez le résultat d’une petite expérience que j’ai menée avec l’équipe de l’émission Specimen, diffusée le 3 décembre 2014 sur RTS Un. Nous avons demandé aux participants de juger le profil de gens qu’ils ne connaissaient pas, puis nous avons exposé leur critiques aux personnes concernées. De belles surprises en perspective!

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